Si vous travaillez dans la sécurité, la conformité ou les achats, vous vous êtes sans doute déjà retrouvé des deux côtés de la table du risque fournisseur, sans forcément formuler les choses ainsi.
Certains jours, vous évaluez un fournisseur avant de signer un contrat. D’autres jours, c’est vous que l’on évalue : vous remplissez un questionnaire de sécurité pour prouver à un client qu’il peut vous faire confiance.
Ce sont deux métiers bien distincts. Pourtant, la plupart des plateformes n’ont été conçues que pour l’un d’entre eux.
Le versant « Évaluer »
C’est la gestion des risques liés aux tiers (TPRM) dans sa forme la plus classique. Vous êtes l’acheteur et vous devez savoir :
- La posture de sécurité de ce fournisseur tient-elle vraiment la route ?
- Ses déclarations de conformité résistent-elles à l’examen ?
- Quel est le risque réel en cas de défaillance dans son environnement ?
Ici, l’enjeu ne se résume pas à collecter des réponses : il s’agit de distinguer un fournisseur qui affirme être sécurisé de celui qui peut le prouver. C’est là que de nombreux programmes de TPRM montrent discrètement leurs limites : ils accumulent une montagne de réponses à des questionnaires et qualifient cela de due diligence, sans jamais vérifier si ces déclarations reflètent la réalité du terrain.
Le versant « Répondre »
Inversez la relation : cette fois, c’est vous le prestataire. Un prospect vous transmet un questionnaire de sécurité de 150 questions, et votre équipe passe des journées entières à rassembler des preuves, à fouiller dans d’anciens audits et à réexpliquer les mêmes contrôles, formulés un peu différemment, pour la cinquième fois du trimestre.
Ce côté de la table a ses propres difficultés : des tâches répétitives, des incohérences d’un dossier à l’autre et la pression permanente de devoir prouver sa fiabilité à des interlocuteurs qui ne vous connaissent pas.
Pourquoi la plupart des outils ne résolvent que la moitié du problème
La plupart des plateformes choisissent leur camp. Certaines sont exclusivement conçues pour les équipes achats et gestion des risques, très axées sur les scores d’évaluation, les flux de travail et la hiérarchisation des fournisseurs. D’autres ciblent uniquement les prestataires, avec pour objectif d’accélérer la réponse aux questionnaires et de réutiliser les réponses passées.
Le problème, c’est que le risque n’évolue pas à sens unique. Toute entreprise qui évalue ses fournisseurs se fait également évaluer par ses propres clients au cours de son cycle de vente. En traitant « Évaluer » et « Répondre » comme deux catégories distinctes, la majorité des organisations finissent par juxtaposer deux outils déconnectés, y perdant au passage toute cohérence.
L’approche bilatérale
3rdComply repose sur une idée simple : évaluer un risque et prouver sa fiabilité relèvent du même problème de fond, simplement abordé sous deux angles différents.
- Côté Évaluer, vous bénéficiez d’évaluations des risques fournisseurs vérifiées et appuyées par des preuves concrètes, loin des simples formulaires déclaratifs.
- Côté Répondre, vous disposez d’un système pour instaurer la confiance : réutilisable, cohérent et fondé sur des éléments tangibles plutôt que sur du copier-coller.
Comme les deux versants reposent sur le même socle, le niveau d’exigence en matière de « preuve » ne fluctue pas selon le côté de la table où vous êtes assis.
De quel côté vous situez-vous aujourd’hui ?
En pratique ? Sans doute des deux. Si vous êtes responsable de la sécurité ou de la conformité, vous évaluez vos prestataires pendant que vos équipes commerciales répondent aux questionnaires de vos prospects. Les outils utilisés pour chacune de ces démarches ne devraient pas appliquer des définitions divergentes de la confiance.
Savoir à qui faire confiance. Prouver que l’on est digne de confiance. Il ne s’agit pas de deux promesses distinctes : c’est une seule et même plateforme, active dans les deux sens.
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