Le principe de l’approche par les risques
Depuis de nombreuses années, les professionnels de la gestion des risques liés aux tiers (TPRM), les consultants et même les régulateurs répètent la même chose : pour bien mener son TPRM, il faut appliquer une méthodologie fondée sur les risques.
Concrètement, vous modulez la profondeur de l’évaluation des risques selon le fournisseur. Les prestataires à risque élevé font l’objet d’un audit complet, les risques moyens d’un examen allégé, et les risques faibles du strict minimum.
En plus du niveau de détail, cela dicte évidemment la fréquence. Le délai et le rythme de réévaluation d’un fournisseur dépendent de sa catégorie de risque : tous les ans pour les risques élevés, tous les deux ans voire plus pour les risques moindres.
D’où vient cette logique
Ce principe historique découle d’un constat simple : les ressources allouées à la gestion des risques tiers sont très limitées.
Une grande entreprise compte souvent plus de 1 000 fournisseurs, et une seule évaluation manuelle peut prendre de 2 à 4 semaines. Aucune équipe ne peut mener un tel travail pour chaque prestataire, chaque année. Il fallait bien hiérarchiser, et l’approche par les risques s’est imposée pour cette raison.
Ce qui a changé en 2026
Mais aujourd’hui, en 2026, la quasi-totalité des services tiers intègrent l’IA sous une forme ou une autre. Conséquence directe : les changements s’opèrent à toute vitesse chez vos prestataires.
Si vous appliquez encore l’ancienne méthode, en ne réévaluant vos tiers qu’une fois par an ou tous les deux ans, la situation aura déjà profondément changé quand vous vous repencherez dessus. Le niveau de risque aura peut-être dépassé la tolérance au risque de votre entreprise, sans même que vous le sachiez.
Autre problème : aujourd’hui, un fournisseur peut être classé à faible risque au vu de son utilisation par l’entreprise et des données qu’il traite. Puis son périmètre d’usage s’élargit et il devient critique, sans que le RSSI ou le gestionnaire des risques n’en soit informé.
La réévaluation de ce prestataire, pourtant nécessaire avec un périmètre d’audit adapté, n’interviendra qu’au cycle suivant. Soit un à deux ans plus tard. Voire jamais, parce que tout le monde continue de le considérer à faible risque.
L’IA est aussi la solution
Naturellement, la réponse réside elle aussi dans l’IA. L’IA permet de mener une évaluation à une vitesse fulgurante. Ce qui prenait des jours ou des semaines s’effectue désormais en moins d’une heure.
Et avec une telle rapidité, ces évaluations peuvent être conduites bien plus fréquemment qu’à l’époque des contrôles manuels.
Pourquoi nous pouvons abandonner ces vieux principes
Chez 3rdComply, nous sommes convaincus qu’avec l’IA — et la manière dont nous concevons notre solution pour la gestion des risques liés aux tiers —, nous pouvons tirer un trait sur ces principes dépassés.
Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus lieu de fragmenter la profondeur et l’étendue des évaluations entre risques élevés, moyens ou faibles. Chaque fournisseur peut désormais faire l’objet d’une évaluation complète et approfondie.
Et nous pouvons réévaluer et surveiller les tiers bien plus souvent qu’une fois par an. Tous les jours même, si vous le souhaitez.
Bien sûr, identifier vos prestataires les plus critiques reste indispensable, par exemple pour prioriser les escalades ou définir un plan de sortie. Mais cette criticité n’a plus à déterminer quels tiers sont évalués ni avec quel degré d’approfondissement.
En clair, l’IA balaie ces compromis une bonne fois pour toutes.
Ce que cela implique pour votre programme TPRM
Si votre programme TPRM repose toujours sur une stratification par niveaux de risque et des revues annuelles, demandez-vous si ce choix relève encore d’un arbitrage de risque ou simplement d’une contrainte de ressources héritée du passé.
C’est précisément la raison pour laquelle nous avons créé 3rdComply. Nous serions curieux de savoir comment votre équipe aborde ce sujet : échangeons volontiers.
